NAME-DROPPING À GRANDE VITESSE
Je rentre d’une soirée pression-clopes avec de vieux amis du lycée et la conversation a taquiné de l’albert camus, du communisme dans les pays de l’est et du cinéma de genre. C’était une ambiance particulière, une sensation familière de liberté intellectuelle spécifique à ces vieux potes qui parlent pornographie pédophile et blaxploitation avec la même légèreté de ton. J’aime à croire qu’ils sont déments, mais c’est surtout qu’ils sont weed-high en permanence - d’ailleurs l’une des meufs avait de la kétamine.
J’avais oublié cette partie de moi. On passait nos journées à débattre de la filmographie de jarmusch ou des propos sur le bonheur d’Alain tout en s’enfilant des vieilles despe adolescentes. La dichotomie entre déchéance et pensée à son apogée, en somme.